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Willing Workers Organisation on Organic Farms

            La première fois que j’ai entendu parler du wwoofing, c’était à la Maison Écocitoyenne sur les quais à Bordeaux. J’ai  feuilleté dans divers prospectus et livres sur la vie biologique jusqu’au moment où un mot bizarre m’a sauté aux yeux. Qu’est-ce que c’est, le wwoofing? Le concept est simple et génial. On est accueilli par des hôtes, c'est-à-dire on est nourri et logé. En échange, les Wwoofers travaillent aux fermes des leur hôtes. On consacre quatre heures aux travaux et après on a la liberté de découvrir le paysage autour de la ferme ou n’importe quoi. Initialement c’était une façon de voyager si on n’a pas les moyens de financer ses vacances différemment. Entre-temps ҫa donne la possibilité d’aussi faire connaissance d’une vie alternative et plutôt en dehors des grandes villes. Les fermes sont toujours biologiques. Il y a des gens qui préfèrent parler d’une vie naturelle. Ils essaient de contourner les engrais chimiques. C’est une vie modeste où on essaye de ne pas laisser de traces sur notre terre. On échange des produits avec des voisins. Si ce n’est pas la saison pour les fraises on ne les achète pas. On utilise l’énergie efficacement et pour ne pas gaspiller de l’eau on installe des toilettes sèches. Tout à fait, c’est une approche holistique.

            Puis, j’aime bien voyager et je ne supportais plus la météo à Bordeaux j’ai décidé d’aller dans un endroit spécial pour le wwoofing. Si on exclut les départements d’outre-mer, la Corse est l’endroit où le climat est le plus tempéré en France pendant l’hiver. J’ai pris le ferry à Nice, où j’étais déçue par une côte pas du tout bleue azur, mais grise. Par contre, il a fait beau à Bastia et j’ai aussitôt compris pourquoi la Corse s’appelle l’île de beauté. Les montagnes sont magnifiques. Il y avait encore de la neige sur les sommets et en même temps j’ai baigné mes pieds dans l’eau de la Méditerranée. La ferme était coincée entre les montagnes et la mer. C’était une petite maison blanche entourée de cinq hectares de terrain. Le paysan a des moutons et des ruches. Il produit du miel, des liqueurs, de la confiture et même des herbes. Il y a aussi du maraîchage avec des organiers, des avocatiers et des citronniers. Chaque jour on est allé chercher de la salade, des topinambours, des choux et des radis dans le jardin. Nous avons mangé ce qu’on a trouvé dans le jardin. Pas une seule fois on était dans un supermarché. Pour le fromage et le pain il a échangé des produits fait à la maison. Je suis une vraie citadine et cela était une expérience incroyable pour moi. J’ai joué avec la boue comme un enfant. Heureusement le paysan n’était pas contre la sur-utilisation de la machine à laver.  

            Malheureusement je pouvais seulement rester une semaine à cause de mes cours universitaires. Quand même, j’ai bien profité de cette semaine en Corse et j’apprécie la vie rurale.  Finalement, le jour de mon retour, l’eau à Nice était vraiment bleu azur. 

27.3.13 21:30, kommentieren

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mes cours et mes stages

Pour aller à l’université je prends le vélo. Ce sont quatre ou cinq kilomètres et si je suis vraiment en retard il est possible de les faire en quinze minutes. Malheureusement, je me fâche beaucoup sur mon vélo. Souvent, les automobilistes français oublient les vélos dans les rues. Il est généralement dangereux de prendre part à la circulation. Je suis toujours soulagée  lorsque j’arrive à la place de Victoire. Enfin, il est seulement nécessaire de traverser les voies du tram sans être écrasé et on se retrouve en face de l’université Bordeaux Segalen. Je fais tous mes cours sur ce campus-là.

En Allemagne j’étais plutôt spécialisée dans la pathologie. Au contraire, en France j’ai  décidé d’approfondir ma connaissance dans un domaine différent de la psychologie et je suis entrée dans le Master 2 de neuropsychologie. Se composant de neuf personnes la promotion de neuropsychologie est d’un abord facile. Je n’avais jamais eu la possibilité d’étudier dans une promo si petite. Les professeurs changeaient tous les jours et on se présentait au début de chaque séance. Les sujets varient entre des modèles plutôt théoriques et des questions pratiques. Les jeux de rôle et les entretiens font partie de l’éducation française. Pour la première fois j’ai étudié les techniques thérapeutiques et la façon de s’y prendre avec des patients. D’habitude on apprend seulement les symptômes et le développement d’une maladie. Ce qui m’a surprise dans les cours c’est la préférence pour la psychologie analytique. En Allemagne environ 95% des universités enseignent la thérapie comportementale. Comme la psychothérapie est remboursée par les caisses d’assurance-maladie c’est à eux de décider quel genre de psychothérapie va être utilisé. La thérapie comportementale est plus rapide et donc moins chère. À mon avis les deux genres de thérapie offrent des avantages et des inconvénients. C’est dommage que la psychanalyse ne soit pas un sujet aussi important dans mes études. En France, j’avais la possibilité de m’approcher du sujet. Pour la première fois on m’a demandé quelles émotions le patient suscitent chez moi. Dans la psychanalyse on pense que la famille et l’éducation ont un impact profond sur la personne. Les thérapeutes comportementales traitent principalement des mauvaises cognitions. J’ai essayé de trouver des livres sur le sommeil à la bibliothèque. À la place de livres scientifiques sur l’importance du sommeil en ce qui concerne le traitement des informations et des émotions, je suis tombée sur les interprétations des rêves et la signification de chaque détail. Par contre, il y a des questions où la thérapie comportementale donne des meilleures réponses ou peut-être seulement des réponses plus crédibles. Comme toujours, ni l’une, ni l’autre solution n’est parfaite, mais il faut trouver un moyen.

            Je ne fais pas de stage en France, mais j’ai eu un examen oral à la fin du premier semestre. Là, j’ai présenté une étude de cas et j’étais très anxieuse avant. Pendant la présentation les étudiants français ont continué à me sourire. La présentation était presque incompréhensible et mal préparée. Le fait, que les Français soient restés gentils et patients quand même était représentatif de mon année d’Erasmus. Ils sont superbes, les Français.

23.3.13 18:35, kommentieren

ma vie quotidienne

           J’aime bien la vie étudiante parce qu’une vie quotidienne ça n’existe pas vraiment. En plus la vie Erasmus a l’air encore plus libre. Pour moi spécialement parce que je n’ai plus besoin des cours de psychologie pour mes études. Chaque jour est différent. On se réveille le matin à son heure préférée et on décide ce qu’on veut faire de sa journée. Néanmoins il ne faut pas penser que cela soit une vie paresseuse. L’homme aime bien s’occuper, il trouve toujours quelque chose à faire. Les cours à la fac sont des points importants dans ma vie. Ils me donnent une structure.  

Dans le Master 2 de neuropsychologie, le semestre dernier,  j’avais cours toute la journée du lundi au vendredi. J’y allais si le sujet était intéressant, ce qui était souvent le cas. Sinon on pouvait aller aux cours de français. Il y a une véritable différence entre un cours où il faut aller et la décision facultative d’y aller. Je constatais que j’allais à la fac même si ce n’était pas obligatoire. Voilà, un désir très humain d’apprendre quelque chose. À part ҫa, je faisais le tour des musées à Bordeaux. La vie culturelle à Bordeaux est très riche. Il y a des expositions changeantes sur l’art, l’histoire et l’architecture. Si c’est trop lourd, on peut toujours trouver quelque chose sur le vin. En outre, j’aime bien faire du sport. Je fais de la natation et des randonnées à bicyclette. En septembre, j’ai fait du roller jusqu’à Lacanau-Plage. Je ne peux pas dire comment je l’ai fait. Incroyable et un peu fou! Maintenant j’ai seulement raconté ce que je faisais, mais il y a aussi des jours où je ne fais rien. J’adore mon studio et c’est pourquoi ça me fait du bien de rester chez moi. En décembre il a plu la plupart du temps et je suis resté chez moi pour lire des tas de livres. Au début c’était pénible de lire des livres français, mais après ҫa a changé avec l’exercice.    

            Il y a une autre chose, ou pour être plus précis une personne, qui est devenue importante pour moi et ma vie quotidienne en France: Irène. Irène a 84 ans et elle est veuve. Je vais la voir une fois chaque semaine. Elle habite à Saint-Médard-en-Jalles, c’est à environ 13 kilomètres de chez moi. La distance est parfaite pour prendre le vélo une demi-heure. Irène est allemande. Après la seconde guerre mondiale elle a rencontré un petit français à Konstanz. Voilà, impossible de résister au charisme français, elle l’a suivi en France. Normalement c’est difficile pour les personnes jeunes de parler avec quelqu’un qui vient d’une autre génération, mais Irène a toujours été une femme «moderne». Elle est réfléchie et très intelligente. C’est bien de profiter de ses expériences et puis elle me calme.

            Finalement, je fais ce que tous les autres étudiants font pendant les soirées. Je prends des verres avec des amis. Je suis contente, c’est possible d’avoir de bonnes conversations en français maintenant et ҫa me fait plaisir de faire connaissance avec la culture française dans une atmosphère amicale.

18.3.13 07:18, kommentieren

ma rentrée à l’université de Bordeaux

L’université Bordeaux Segalen se trouve au centre-ville de Bordeaux et de surcroît dans un bâtiment imposant. La façade donne l’impression d’entrer dans un vieux temple grec. En entrant on a l’impression d’être une personne très importante. Il y a une cour derrière le bâtiment où les étudiants déjeunent le midi. Il y a une bonne atmosphère sur le campus et j'aime étudier là-bas. L’université à Kiel est un grand bloc de béton, alors j’apprécie le changement. Les gens que je rencontre à la faculté bordelaise sont  toujours tous serviables, attentifs et patients. En général, tout est bien organisé pour accueillir les étudiants Erasmus qui arrivent par milliers à Bordeaux chaque semestre. L’inscription se fait rapidement. Après un rendez-vous bref avec la responsable des étudiants étrangers et un paiement de cinq euros j’ai été officiellement inscrite à la fac. Avec la carte d’étudiante en main j’étais prête pour aller à la séance d’introduction au cours de Master 1. Malheureusement la séance ne se déroulait pas dans les beaux bâtiments de l’université mais à Broca 4, j’étais déçue et renvoyée à la réalité. On peut aussi trouver des salles moches à la faculté de Bordeaux 2. Je l’accepte, nous sommes encore en Europe. Ce n’est pas le paradis et le gouvernement manque d’argent pour l’éducation. C’est pareil en Allemagne.

            Apparemment l’université française ne s’occupe pas seulement de l'éducation intellectuelle des étudiants, mais elle propose aussi d’autres activités et de nombreux services. Moi, j’apprécie que l’on puisse se connecter à internet partout sur le campus et qu’il y ait des places avec des prises électriques à la bibliothèque. De plus, si on est resté assis sur sa chaise assez longtemps, il y a aussi un programme sportif. Il y a un immense choix de disciplines sportives. Les étudiants peuvent faire du yoga, du volleyball, de la danse et plein d’autres activités. L’offre est gratuite et attrayante. Il y a une piscine universitaire à Talence et l’accès est gratuit pour les étudiants. Ҫa me fait plaisir de faire de la natation dans un bassin olympique de 50 m de long. Dans les bassins plus petits, il est nécessaire de tourner tout le temps. L’interruption répétée peut devenir énervante. Néanmoins, on trouve aussi des disciplines sportives un peu plus extraordinaires. Il est en effet possible de faire de la planche à voile, des cours de kitesurf ou buggy, du kayak ou du ski dans les montagnes. Ainsi, chacun peut trouver chaussure à son pied. Il y a des concerts gratuits sur le campus et on se préoccupe aussi de l’alimentation des étudiants. Chaque mercredi ils peuvent acheter un panier de légumes et de fruits biologiques pour cinq euros. Par contre, le restaurant universitaire ne propose pas de menus végétariens. On ne trouve pas beaucoup de végétariens en France donc je ne suis pas étonnée qu’il n’y ait pas d’offres végétariennes au restaurant étudiant contrairement aux restaurants universitaires en Allemagne. Je suis déjà assez satisfaite avec le panier.

            Finalement, l’administration française n’est pas aussi rigide que l’administration allemande et j’ai eu du mal à m’adapter. Je ne veux pas juger et je sais que les problèmes sont dus aussi aux difficultés linguistiques. Parfois les Allemands manquent de patience. J’avoue que j’étais énervée par la lenteur française. En retournant en Allemagne je m’attends à avoir des problèmes parce que je l’ai finalement adoptée. J’ai appris que l'on peut résoudre beaucoup de problèmes en attendant que cela se passe.

10.3.13 16:41, kommentieren

mon logement

           En Allemagne, j’ai parlé avec des anciennes étudiantes d’Erasmus à Bordeaux. Elles étaient enthousiasmées par Bordeaux, la vie française et l‘année d’Erasmus. Seulement la recherche d’un logement était apparemment très pénible. On a parlé des appartements extrêmement chers, sombres et sales. Puis, je n’ai eu aucune envie de chercher un appartement en avance et j’ai décidé de commencer dès que je serai arrivée en France. Voilà, j’ai reporté la tache avec succès à plus tard. À Bordeaux, j‘ai commencé à regarder sur internet, mais sans succès. Puis, j’ai entendu dire qu’il y avait des annonces dans le foyer de l’université. Là-bas, pour la première fois, j’ai essayé d’avoir des conversations téléphoniques. J’ai trouvé plusieurs annonces pour des appartements ou colocations, mais après m’être présentée en bafouillant j’ai toujours entendu la même réponse: « Désolé, mais nous avons déjà trouvé quelqu’un. » Confrontée aux mêmes difficultés, une fille anglaise s’est mise à pleurer juste à côté de moi. Quel début! Ensuite je suis allé chercher le Bureau Vie Étudiante de l’Université Bordeaux Segalen. Un homme très sympa m’a recommandé les annonces sur le site internet du bureau et en effet j’ai trouvé différentes propositions de logements encore libre. La deuxième résidence que j’ai visitée était un studio à l’arrière-cour de la maison. La propriétaire avait l’air sympa et amusante. Tout de suite je me suis sentie chez moi et je savais que c’était l’endroit parfait pour mon année d’Erasmus. 

            Le studio se trouve à Caudéran, un quartier chic de Bordeaux. Le quartier est habité plutôt par des familles ou des personnes plus âgées. Il est calme et propre. Moi, j’aime beaucoup le petit marché en face de Simply. Chaque dimanche j’y viens et fais mes courses. Les légumes et fruits sont de bonne qualité, frais et pas du tout chers. Les gens vivent leur vie quotidienne. C’est magnifique d’observer les Français faire leurs achats. Lorsque j’arrive chez moi, je traverse un court couloir  et je suis dans le jardin. Le jardin est une raison pour laquelle j’adore le studio. Dès qu’il y a du soleil je suis dehors. Au bout du jardin il y a mon appartement. Principalement le studio se compose d’une pièce, une petite cuisine et une salle de bains.  Il y avait déjà tout l’ameublement nécessaire et aussi je trouve que le studio est meublé avec goût. Il est confortable et paisible.

            Parfois je dîne avec mes propriétaires et on se retrouve dans le jardin. Néanmoins je sais qu’il aurait été mieux pour me perfectionner en français d’habiter dans une colocation avec des Français. Au début c’était impossible car les colocations étaient très demandées en août. Plus tard je n’ai pas eu la motivation de déménager.  Je n’aime pas le fait d’avoir rarement internet chez moi. C’est un problème énervant et par contre j’ai décidé de ne jamais prendre d’autre logement sans l’internet. On pourrait aussi croire que c’est une façon de m’apprendre la patience. Finalement j’aime bien être capable de fermer la porte derrière moi et je suis contente avec mon logement.

5.3.13 09:35, kommentieren

mon 1er jour à Bordeaux

            Mes premiers jours à Bordeaux sont des souvenirs d’été. Ayant été absolument convaincue qu’il fallait apporter mon vélo, j’avais forcé mon petit ami de nous amener en voiture. Kiel était plutôt pluvieuse et il était facile de partir. La voiture était remplie de valises, une tente, de sacs de couchage et nourriture. La vie bordelaise a commencé avec des vacances. Nous nous sommes mis en route vers six heures le soir et après seize heures de route sans arrêt nous étions fatigués et contents d’être finalement arrivés à Bordeaux.

Au premier abord Bordeaux était une ville magnifique. En traversant le pont de Pierre j’ai admiré le panorama. L’architecture est classique et bien restaurée. J’ai vu une foule de touristes sur les quais et dans la rue Sainte Catherine. J’en étais stupéfaite. On a cherché de la tranquillité dans une brasserie et commandé des cafés. Malheureusement un café en France n’est pas du tout un café allemand mais un expresso italien et en plus normalement servi sans lait. Ҫa m’a pris quelque mois pour l’accepter. En arrivant, je remarquais aussitôt que les Français sont habillés avec coquetterie, alors que je m’habillais encore en pantalon de jogging. C’est ce que j’appelle un style affirmé. Je pense dans cette brasserie que c’était la première fois que j’avais peur de mon année d’Erasmus. Qu’est-ce que je croyais en allant dans un pays où personne ne veut parler anglais? Le français, une langue avec une vitesse de parole apparemment pareille à la vitesse de la lumière. Alors nous étions affamés et épuisés. Après on a trouvé un plan de la ville et un portable français. On a décidé de quitter la ville.

Par hasard nous avons atterri à Bourg. C’est une petite ville au nord de Bordeaux et juste à côté de la Garonne il y a un terrain de camping municipal. Il a fait beau ce jour-là. L’air était lourd et étouffant. En entrant dans la ville j’ai vu une piscine en plein air en contrebas du château et elle était ouverte aussi! J’étais contente de marcher pieds nus et de n’avoir pas besoin de mettre de pull-over. En plus, c’est toujours un plaisir de nager à l’extérieur. Il y avait une grande différence entre la température de l’eau et de l’air. L’eau était d’un tel rafraichissement en comparaison de l’air chaud ! Chaque fois on remonte à la surface pour aspirer, on est étonné par l’air chaud qui arrive dans les poumons. La vue sur le château et la Garonne était aussi superbe. Puis le gérant nous a recommandé d’aller visiter les châteaux de la côte de Bourg. C’était un défi d’oser frapper à la porte d’un château, mais le propriétaire était sympa et a bien aimé parler de son cru. Il a aussi aimé que nous achetions beaucoup de vin. Du coup pour le premier soir en France on a décidé d’aller manger dans un restaurant. Rapidement, j’ai rencontré une difficulté en France qui va rester problématique pendant mon année en France. Je suis végétarienne et ҫa ne va pas avec la cuisine française.   

                Je  recommande de rester calme et de profiter de la France. Ҫa va, même si on n’est pas préparé. Nous avons oublié le camping-gaz, c’était bon quand même.

24.2.13 13:34, kommentieren

se présenter

Je m’appelle SK, je suis une fille allemande de 24 ans. J’étudie la psychologie à Kiel, c’est une petite ville tout au nord de l’Allemagne, juste à côté de la mer. Ma famille habite à Berlin et au regard de la taille de Berlin, Kiel est presque un village. Quand même, après un an de lamentations je suis finalement tombée amoureuse de la mer et en même temps de Kiel.  J’aime bien mes études et au contraire de beaucoup d’autres étudiants je n’ai jamais douté d'avoir fait le bon choix. Lorsque j'ai commencé mes études je voulais travailler comme thérapeute dans un hôpital psychiatrique, j'ai ensuite réalisé qu’on pouvait faire beaucoup de choses différentes en tant que psychologue comme l'étude du sommeil ou plus généralement la neuropsychologie. Je trouve ça  fantastique.

J’ai décidé d’aller à l’étranger avant la fin de mes études en Allemagne. Peut-être ai-je trouvé ma vie vide, peut-être ai-je seulement eu peur de la grande question «Que faire après?». Au mieux, j’étais curieuse de la culture étrangère et j’ai toujours aimé voyager. De plus je parle couramment l’anglais, c’était donc facile de choisir la France: apprendre le français est devenu mon prochain défi. En général, la France était un grand mystère pour moi. Ayant visité Paris, j’étais convaincu que tous les Français ont des grands nez, boivent jusqu’à plus soif et en plus parlent une langue imprononçable. En fait, les Français aiment bien le vin, c’est juste. Bordeaux était la seule ville proposée en France par le bureau d’Erasmus à Kiel. Étant donné que mes parents boivent de préférence du vin italien, je ne savais rien en ce qui concerne la ville. Il m'a même était nécessaire de chercher Bordeaux sur une carte. Quelle préparation!

Je suis arrivée en France avec un français médiocre et c’était assez pénible les premiers mois, non seulement en comparaison avec les autres Allemands, mais aussi à cause de l’isolation complète. Pour moi, c’était exceptionnel de voir comment on peut arrêter de penser, si on manque de mots pour s’exprimer. Maintenant, je me débrouille mais il y a encore beaucoup de choses que je ne peux pas exprimer correctement ou encore pire que je ne peux pas exprimer du tout. Voici hier un exemple parfait de ma difficulté à dire les choses. En parlant d’une amie j’avais remarqué qu’elle a le cafard en ce moment. Malheureusement, j'ai dit: « elle a le canard ». J’ai carrément eu honte.

En fait, il faut avoir beaucoup d’humour pour surmonter une année d’Erasmus. Par chance, je sais rire de moi-même. Une description morale me semble subjective et toujours incomplète  mais je suis une personne honnête, directe, attentive et aimable. Je m’intéresse à la culture, l’histoire, la culture du vin et la cuisine. Des choses qui s'accordent bien avec un séjour en France, surtout à Bordeaux. Du coup, je ne suis pas parfaite. La patience est une vertu dont je manque franchement. J’ai la bougeotte et je suis toujours en train de faire quelque chose ou d’aller quelque part ici en France. Ça me fait du bien et je veux profiter de mon année d’Erasmus.

22.2.13 09:27, kommentieren